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FOMBA MALAGASY
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- Le Calendrier malgache -
ASARAMANITRA - NOUVEL AN MALGACHE
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Calendrier quand tu nous tiens !...par Sony Ratsimbazafy >>
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Nouvel an malgache - C’est pour quand exactement ? Plusieurs calendriers ont existé depuis l'existence de l'humanité
: les calendriers solaires, lunaires, les calendriers de crus de fleuves, de marée ou même, chez certaines peuplades de l'Océanie, des calendriers basées sur les occultations d'étoiles. - La plupart sont tombés en désuétude : le calendrier malgache, par exemple, avec ses journées de trente-six heures et ses années de 243 et de 244 jours (alternativement), ou encore le calendrier bosniaque avec ses 13 mois de 28 jours et qui fut longtemps en retard par rapport au calendrier julien et le célèbre calendrier d'Épiphonème de Thalos avec ses 21 mois et demi (de 17 jours). - D'autres demeurent quoique de moins en moins répandus : le calendrier hébraïque qui ne sert guère plus que lors de cérémonies religieuses, le calendrier chinois (horoscope) et le presque ignoré (sauf par les historiens) calendrier républicain. Le Calendrier malgache Pour ne pas subir trop de perte, il fallait se donner des repères. En observant les astres ou certains phénomènes naturels, les hommes ont créé des calendriers; Le calendrier malgache est élaboré à partir des cycles lunaires. Chaque cycle est apparenté à un signe zodiacal (cf. www.exintrad.com ).
Les noms des jours sont arabes.
Que nous donne la date du 26 juin 2004 en équivalences:
Extraits tirés du bulletin ARF - Vaosary n°2. - Calendrier quand tu nous tiens... ! par Audrey Ratsimbazafy (Sony) |
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| Le calendrier malgache ?????? | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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UN PEU D'HISTOIRE : Histoire de Madagascar : Prenons rapidement connaissance de l'histoire de Madagascar au travers de nos lunettes "spéciales calendriers" qui vont nous permettre de découvrir les points importants pour ancrer le calendrier malgache dans le temps. Et, bien entendu, penchons nous particulièrement sur les origines de la population malgache d'après des sources Encyclopédie Universalis. Brassages
séculaires et migrations intérieures ont façonné un peuple
authentiquement « afro-asiatique » ainsi que l’atteste,
sur un fond réel d’unité culturelle et même linguistique, l’éventail
des dix-huit ethnies officiellement recensées, certaines comprenant des
sous-groupes et clans particuliers. À partir de la fin du XIXe siècle,
la colonisation a favorisé l’implantation durable de minorités étrangères,
européenne et notamment française (les Vazaha), chinoise,
indo-pakistanaise musulmane (les Karana) et comorienne ; des
communautés modestes en nombre d’individus (quelques dizaines de
milliers au total), mais économiquement puissantes, voire
dominantes.... La diversité anthropologique des Malgaches est évidente. Certains types évoquent l’Indonésie, d’autres l’Afrique ; les types mixtes sont les plus fréquents, conséquence de métissages multiples, anciens ou plus récents, entre originaires d’Asie et d’Afrique, eux-mêmes nuancés par d’autres apports asiatiques et européens. Une diversité qui éclate sur un fond incontestable d’unité et qui fait toute l’originalité de la personne et de la personnalité malgaches. Le poète Jacques Rabemananjara la résume ainsi (Présence de Madagascar, 1957) : « Visiteurs malais, asiatiques, africains, européens y ont déposé ensemble ou tour à tour leurs marques et leurs types. De leur brassage séculaire s’est formé un peuple intermédiaire guère facile à déterminer et pourtant typiquement reconnaissable : le Malgache contemporain. » Pour le président Tsiranana, les Malgaches étaient « les seuls véritables Afro-Asiatiques ». Plus sommairement, la distinction traditionnelle entre Merina et Côtiers renvoie aux origines lointaines : Indonésie (ou plutôt Austronésie selon la formule à la mode) pour les premiers et Afrique pour les autres. Il faudra nuancer. Ce sont des Indonésiens (Austronésiens) qui auraient donc été les premiers arrivants. On a avancé l’idée de navigateurs en pirogues à balancier venus par le sud de l’Asie et de la côte d’Afrique où un premier mélange se serait produit avant d’aborder Madagascar. On a également supposé une arrivée plus tardive d’Indonésiens disposant de plus grands bateaux et qui auraient d’abord lancé des expéditions de pillage, voire de colonisation, sur la côte africaine avant de toucher la Grande Île. La langue, elle, est d’origine indonésienne (on disait naguère malayo-polynésienne). Cela confère à Madagascar un fond d’unité linguistique très réel malgré les variations dialectales et les apports de vocabulaire africain (bantou) et de termes arabes qui ont progressivement enrichi cette langue dont la transcription écrite ne sera effectuée qu’au XIXe siècle. Les Européens, quant à eux, n’ont abordé cette contrée, bien après les navigateurs asiatiques et arabes, qu’au début du XVIe siècle. À la suite des Portugais (Ils baptiseront île Saint-Laurent l’île découverte par eux.) et des Hollandais qui laissent peu d’impact viendront les Anglais et les Français dans le cadre de la compétition coloniale pour la maîtrise des îles du sud-ouest de l’océan Indien, notamment les Mascareignes. Les relations de voyage de ces découvreurs ou/et conquérants constituent les premiers éléments écrits d’une histoire de Madagascar à partir, naturellement, d’un point de vue européen (ou européocentriste comme on dit aujourd’hui) et sur la base d’observations et d’informations orales limitées. Depuis une vingtaine d’années, la revue Omaly sy Anio (Hier et aujourd’hui), publiée par le département d’histoire de l’université de Tananarive, maintient avec brio, dans des conditions matérielles et universitaires devenues très difficiles, un travail d’analyse et de critique historique sans lequel un pays n’a pas d’histoire. Madagascar a précisément une histoire riche et mouvementée en ce qui concerne l’époque moderne et contemporaine. Dès 1820, la Grande Île, qui doit son début d’unité politique au règne du roi Andrianampoinimerina (1787-1810) , se présente en État internationalement reconnu, alors qu’en Afrique voisine la plupart des pays ne sont, du point de vue européen, que des « territoires sans maître » (res nullius). Andrianampoinimerina rétablit l’unité politique merina : après de longues guerres, il réussit, lui qui avait usurpé l’un des royaumes, à s’emparer des trois autres. Il transfère sa capitale d’Ambohimanga, restée colline sacrée, à Antananarivo située sur une colline distante de trente kilomètres. Au XVIIe siècle, le pays – qui a pris le nom d’Imerina (« pays qu’on voit de loin sous le jour ») et ses habitants celui de Merina – se développe sur tous les plans, économique, démographique et politique. Rendue célèbre par ses reines successives, la monarchie merina, qui s’est ouverte au monde occidental et au christianisme (malgré la résistance de la reine Ranavalona Ire 1828-1861), cède finalement à la conquête coloniale française en 1896 : colonie sous la IIIe République, puis territoire d’outre-mer (T.O.M.) sous la IVe République, Madagascar devient État autonome dans le cadre de la Communauté créée par la Ve République française en 1958, et obtient finalement l’indépendance en 1960. En
quelque trente années, trois régimes politiques vont se succéder.
C’est d’abord la Ire République malgache dirigée jusqu’en
1972 par le président Philibert Tsiranana qui ne cache pas sa fidélité
aux démocraties occidentales. À la suite d’ une crise de régime,
qui se poursuit dans la confusion jusqu’à la fin de l’année 1975,
surgit une deuxième république qui se réclame, elle, de l’idéologie
socialiste révolutionnaire. Animée par le président Didier Ratsiraka,
cette République démocratique de Madagascar (R.D.M.) s’enlise
progressivement dans le désordre économique et politique. Après bien
des péripéties, Madagascar revient, en 1992, à un régime pluraliste
et modéré dans le cadre d’une toute nouvelle IIIe République
actuellement en cours d’installation. Et, pour terminer, découvrons la carte géographique de Madagascar et celle des ethnies dont la multiplicité va jouer un grand rôle dans les calendriers malgaches.
Quelques données générales :
LE CALENDRIER : En guise d'introduction. J'avoue que jamais, depuis que je me penche sur les calendriers, je n'ai éprouvé autant de difficultés à obtenir des renseignements sur un calendrier traditionnel. La plupart des réponses, quand il y en avait, à mes questions à des personnes dont je pensais qu'elles avaient quelques éléments de réponse étaient trop vagues et les textes sont très rares. Alors, si un Malgache qui lit ces lignes peut, directement ou en questionnant des "anciens", apporter sa contribution à notre "enquête" qu'il ne se gêne pas ! Ce serait sympa de sa part. Les calendriers. Compte tenu de ce qui précède, et si vous le permettez, nous n'allons pas aborder la découverte de ce qu'on peut entrevoir du calendrier malgache comme nous le faisons habituellement mais un peu comme une enquête. Nous allons partir d'écrits (peu nombreux) et voir en fonction de ce que nous savons des autres calendriers ce qu'on peut raisonnablement en conclure. Autant le dire tout de suite, il manque certaines pierres à l'édifice et quiconque nous aidera à le consolider sera le bienvenu. N'hésitez donc pas à me passer un message si vous pensez avoir le moindre élément qui puisse conforter des conclusions, les démentir ou les compléter. On y va ? Notre enquête va commencer avec trois textes parus dans des journaux malgaches ou sur Internet.
A une première lecture, ces textes suscitent au moins deux réactions : - Mais combien les Malgaches ont-ils de nouvel an ? - Les deux derniers textes sont tellement ressemblants qu'on pourrait peut-être faire l'impasse sur l'un des deux. Certes oui. Mais comme nous sommes au début de notre enquête, nous allons quand même les comparer avant d'en éliminer un ou de faire l'amalgame des deux. Analyse du premier texte : un calendrier lunaire Relevons tout d'abord deux bribes de phrases : ...chez nous, la notion de l'espace-temps est liée à la notion de destin...La vie quotidienne du Malgache se base ainsi sur les astres et son rapport avec la lune. Ce rapport avec la Lune nous fait tout naturellement penser à un calendrier lunaire. Le reste du texte va nous le confirmer : En général, l'année qui dure 354 jours se subdivise en 12 mois lunaires de 28 jours, et la semaine malgache commence le jeudi et se termine le mercredi. Par exemple, le premier mois Alahamady de l'année 2003 a commencé le 4 décembre et s'est terminé le premier janvier. Pour l'année 2004 à venir, il durera du 24 novembre au 22 décembre. A nos calculatrices !! 12 X 28 = 336. 12 mois lunaires de 28 jours ne font donc pas 354 jours. Où sont les jours manquants ? Essayons autrement. Entre le 04/12/2003 et le 02/01/2004, il se sera écoulé... 30 jours. Ah!! Exploitons deux autres pistes, l'une astronomique, l'autre astrologique. - la piste astronomique va nous confirmer que nous sommes bien en présence d'un calendrier lunaire. En effet, les éphémérides du site du bdl (Bureau des longitudes) font ressortir que les 04/12/2003, 02/01/2004, 24/11/2004 et 23/12/2004 sont des jours de nouvelle lune. Mais pourquoi dire que le mois compte 28 jours ? - la piste astrologique va nous apporter des précisions sur cette question. En nous rendant sur un site spécialisé dans le domaine (le seul d'ailleurs à ma connaissance) , nous pouvons lire (traduction d'une personne qui souhaite garder l'anonymat) :
Bingo !! Si ce texte contient quelques énormités du point du vue astronomique (par exemple, un mois lunaire ne peut pas être d'une durée inférieure à 28 jours), il nous en apprend beaucoup sur ce calendrier que nous devons bien considérer comme étant un calendrier lunaire. Résumons nos acquis : l'expérience des calendriers nous permet de dire que les astrologues n'ont jamais inventé le moindre calendrier. Ils s'appuient donc sur ce qui existe. En l'occurrence, c'est sur un calendrier lunaire. Du strict point de vue astrologique, tout jour d'un mois lunaire qui dépasse le 28 est "tué" et a la même signification que le 28 ème jour. L'année compte 354 ou 355 jours (et non pas 352 comme dit le texte) et commence le premier jour du premier mois (qui porte le nom de Alahamady). Le premier jour du mois est le jour de la nouvelle lune si celle-çi se produit avant 12h. Sinon, le premier jour du mois est le lendemain. Les noms des mois sont : Alahamady, Asorotany, Adimizana, Adijady, Adaoro, Adizaoza, Alahasaty, Asombola, Alakarabo, Alakaosy, Adalo, Alohotsy. A part le premier - Alahamady - nous ne savons encore rien de leur ordre. Mais, au fait, pourquoi avoir exploité cette piste astrologique ? Tout simplement à cause de la mention d'une notion de destin dans le premier texte ; Et on retrouve cette mention dans le texte de notre astrologue. Avec même des précisions puisque nous apprenons que les mois "possèdent" des destins (Vintana). 3 destins pour 4 mois et 2 pour les autres. On en arrive donc à ( 3 X 4) + ( 8 X 2 ) = 28 destins. Tiens donc. Bien que l'astrologie ne soit pas le sujet de cette page ni de ce site on ne peut s'empêcher de faire le rapprochement avec les 28 maisons de l'astrologie arabe. On ne peut pas non plus ne pas noter à quel point cette notion de destin est importante dans la vie du peuple Malgache. Ces destins, sous influence lunaire, vont fixer la personnalité de chacun, sa vie quotidienne et sa... destinée. 28 destins pour l'année mais aussi pour le mois (d'où le mois astrologique de 28 jours) et le jour vont marquer la voie quotidienne de tout individu. Même la construction des maisons traditionnelles malgaches est sous influence de ces 28 destins. Aux différentes positions de la Lune au cours de l'année sont associés les points cardinaux et les murs et angles de la maison (orientée Nord-Sud) sont une représentation en miniature de l'année lunaire. Pour plus de renseignements sur l'habitat malgache, c'est ici. Quelle est l'origine du nom des mois ? Comme on pouvait s'en douter les noms des mois tels que nous les avons découverts sont d'origine Arabe. En fait, c'est la "malgachisation" des noms arabes des signes du zodiaque. Découvrons-en la liste dans l'ordre des mois.
Pour être précis, notons que dans une étude datant de 1911, E.F. Gautier précise que, dans un premier temps, ces mots arabes correspondaient à des destins distribués trois par trois entre les quatre saisons et que ce n'est que plus tard que les mois prirent les noms de ces destins. Où fut pratiqué ce calendrier lunaire ? Selon E.F. Gautier "Dans le Madagascar actuel, au XIX ème et XX ème siècle, l'Imérina, sur qui l'attention est restée longtemps concentrée, est la seule province peut-être qui ait eu un calendrier entièrement lunaire ; elle le doit apparemment aux musulmans comoriens, avec qui elle a été en relations faciles et suivies." Avant d'en terminer avec ce calendrier lunaire, posons nous quelques questions : - La première, à laquelle nous trouverons une réponse dans l'analyse des deux autres textes, est de savoir pourquoi ce sont les noms des signes zodiacaux arabes qui ont été utilisés pour nommer les mois et non pas tout simplement les noms des mois arabes. - A la seconde, nous n'avons pas de réponse dans les textes que nous avons examinés. Une année lunaire (354 ou 355 jours) est plus courte qu'une année solaire (365 jours ou 366 jours). Dans ces conditions, comment le calendrier lunaire malgache peut-il avoir encore le même millésime que le calendrier grégorien ? La seule réponse qu'on puisse avancer est que ce calendrier est de nos jours un pur instrument astrologique qui n'a plus pour vocation de comput. En a-t-il toujours été ainsi ? Mystère. Et si non, quelle a été son époque (point de départ) ? Analyse des deux derniers textes : un calendrier luni-solaire Quels sont les éléments communs à ces textes ? - Le nouvel an malgache 2004 viendra le 21 mars 2004 du calendrier grégorien. - La Lune et le Soleil entreront ensemble dans le signe zodiacal du Bélier vers 1h45 pour l'un et 1h42 pour l'autre. En fait, c'était à 1h43 mais on ne va pas pinailler. Quelles sont les différences entre les deux textes ? - Dans le troisième texte, l'auteur affirme que cet événement se produit en 1909, 1928, 2004, 2023. Pour le deuxième texte, c'est 1919, 2004, et 2023. Faux. Si la règle est de trouver les nouvelles lunes au 21 mars, cela s'est produit en 1909, 1928, 1939, 1985, 2004 et se produira en 2023. Ajoutons, en ce qui concerne le texte 3, que ce ne sont pas des faits scientifiques mais des faits astrologiques. Le fait scientifique c'est que le Soleil entre à une certaine date dans la constellation du Bélier. Et cela fait plus de 2 000 ans que la Soleil n'entre plus dans le Bélier le 21 mars. Il est encore dans les Poissons et n'entre dans le Bélier que le 19 avril. Et le 19 avril, la Lune est aussi entrée dans le signe du Bélier ce qui a eu pour conséquence une éclipse partielle (et non totale) du Soleil. Il n'y a jamais eu d'éclipse totale du Soleil visible de la Terre le 21/03/2004. Le "ménage" étant fait, que peut-on déduire de ce texte ? Une chose capitale. Le début de l'année se produirait lors de la nouvelle lune de la période où le Soleil entre ou vient d'entrer dans le signe du Bélier.Nous avons donc affaire à un calendrier luni-solaire puisque le nombre de mois (lunaires) va dépendre de la position du Soleil. 12 ou 13 mois selon les années. Il nous reste quand même à le vérifier et à régler un sérieux problème. Commençons par le problème. Comment
peut-on, pratiquement, savoir que le Soleil entre dans le signe du Bélier
? Nous avons vu que le zodiaque auquel nous avons affaire est un
zodiaque tropical et non sidéral. Ce qui veut dire que l'observation du
ciel ne nous sera d'aucune utilité puisque le Soleil, lui, à cette période
qui nous intéresse, sera quelque part dans les Poissons. Selon E.F. Gautier, une étude aurait été menée par le R. P. Thomas et publiée par le Bulletin de l'Académie malgache. Le P. Thomas aurait fait deux découvertes capitales. La première est qu'avant de porter des noms arabes, les mois portaient des noms empruntés au sanscrit. Ces noms de mois, ont été, "suivant toute vraisemblance, d'un usage général dans l'île entière". Ce n'est qu'à partir du XVII ème siècle que ces noms ont peu à peu disparu pour laisser place à ceux que nous connaissons. La deuxième découverte est que le calendrier est bien luni-solaire. Selon un certain Flacourt, dans un ouvrage titré Histoire de la grande île de Madagascar datant de 1661 et que j'ai retrouvé, "le premier mois commence à la nouvelle lune de mars". Certes, il ne dit pas expressément que le calendrier est luni-solaire mais il est permis de penser que cela va de soit pour un Français habitué aux calendrier solaire. Et comme Gautier le fait justement remarquer, quand Flacourt parle du Ramadan, il n'oublie pas d'observer que "ce jeune n'a point de mois réglé et se fait tantôt en un mois, tantôt en un autre". Et Gautier de conclure fort justement que dans un calendrier lunaire, le jeune aurait invariablement été célébré le même mois. Et puisqu'on parle de ramadan, revenons à une question à laquelle nous avons maintenant certainement une réponse : pourquoi ce sont les noms des signes zodiacaux arabes qui ont été utilisés pour nommer les mois et non pas tout simplement les noms des mois arabes ? Tout simplement parce que, comme l'écrit Gautier "Les mois sont des divisions de l'année lunaire, les signes du zodiaque de l'année solaire. Seules ces dernière étaient utilisables par des Malgaches parce que leurs mois lunaires devaient se raccorder tant bien que mal avec une année solaire". E.F. Gautier a dressé une table de concordance des mois dans les différents noms qu'ils ont portés et qu'il est utile de reproduire telle quelle pour avoir toutes les cartes en main.
La
question que nous ne devons pas manquer de nous poser est double : Nous
trouvons la réponse sous la plume du P. Thomas : "A Maravoay,
d'après les renseignements recueillis par M. Mathieu, la fête des
tombeaux des rois sakalaves se faisait toujours dans le mois de
Volambita... et correspondait à notre mois de juin. Bref, si nous avons encore là la preuve que l'année est bien luni-solaire, on peut dire que le début de l'année dépend beaucoup des régions et/ou des ethnies. Nous allons terminer notre enquête (bien provisoirement parce que nombre de questions n'ont pas de réponse) par une dernière interrogation : Puisque l'année est en partie solaire, comment se fait l'intercalation d'un 13 ème mois ? Deux réponses qui se rejoignent peut-être dans la vie courante : La première est agricole et nous citons encore le P. Thomas : "un des mois antaimoro (Alahamaly dans la nomenclature arabe) règle la concordance de l'année avec les saisons ; car ce mois doit toujours correspondre avec le commencement de la saison sèche et la fin des pluies. Et si les Antaimoro constatent... que la saison des pluies persiste dans toute son intensité à la fin du mois d'Alahamaly, ils redoublent ce dernier mois... D'autre part un autre mois peut être aussi bien redoublé. C'est ainsi que l'année courante (1904) aura 13 mois. Le mois d'Alakarabo aura en fait soixante jours, parce que sur le point de prendre fin, il n'aurait pas coïncidé avec la maturité des letchis, s'il avait une durée normale". La seconde est scientifique et due à Jean-Paul Parisot et Françoise Suagher dans leur livre Calendriers et chronologie (2002) : "... Ils (les Malgaches) surveillent Antarès et l'étoile bêta du Scorpion. Les observations se font à partir du mois de mars jusqu'en juillet face au sud. Si la pleine lune est proche de l'étoile bêta et si la nouvelle lune précédente a lieu dans le Bélier, l'année doit posséder 13 mois". Mois de 60 jours ? 2 mois de 30 jours ? Nom du mois complémentaire ? Doit-on appliquer la règle de "midi" au calendrier luni-solaire comme au calendrier lunaire ? Comment est vraiment déterminé le début de l'année ? Autant de questions sans réponse. Noms des jours et chronologie Les noms des jours sont arabes
Selon Flacourt "les années se comptent par les jours de la semaine, soit l'année du dimanche, celle du lundi et ainsi en continuant". Les Antaimoro ont donc créé des semaines d'années, un peu comme les Romains avaient créé les Olympiades (4 ans) ou les Lustres (5 ans) . Et, comme pour les Lustres ou les Olympiades, nous manquons de ce fait de chronologie linéaire et ininterrompue. Soit par manque d'existence de semaine de semaines d'années, soit par manque de comput à partir d'une date fixe. En guise de conclusion. Faute d'interlocuteurs très bien renseignés sur l'histoire de Madagascar, il nous faut bien reconnaître que beaucoup de questions restent encore en suspens à propos du (ou des) calendrier malgache. C'est peut-être ce qui les rend encore mystérieux et donne l'envie d'en savoir encore plus. Et puis, cela prouve bien qu'il est quelquefois plus facile de" faire parler" les Mayas ou les Mésopotamiens que ses propres contemporains. Dernière nouvelle (13/07/2004) : Je viens de découvrir ce texte sur le site de La Gazette de la Grande Ile : 01/04/2004 C’est pour quand exactement ? Depuis quelques temps, le nouvel an malgache a fait l’objet de plusieurs discussions. De leur côté, l’association Jaky Mena, après une étude approfondie, a démontré que le nouvel an malgache était le 21 mars dernier. Il était d’ailleurs formel. De son côté, Norbert Rakotomalala, un “Zanadranavalona” et également concepteur de calendrier agricole, a noté que le 21 mars n’est que le début du signe zodiacal Bélier qui ne signifie pas du tout « Alahamady ». Le mois de mars était l’Alahasaty, contrairement aux études de Jaky Mena qui annonçait que c’est l’Alahamady. Le mois Alahasaty s’achèvera le 19 avril 2004, et la nouvelle lune apparaît à 16h 22mn. A son avis, le nouvel an malgache devra être célébré le 12 novembre 2004. C’est le prochain « Tsinan’Alahamady ». En 2003, c’était le 24 novembre dit-il. Norbert Rakotomalala pense que “Bélier” n’est nullement l’équivalent de l’Alahamady dans l’astrologie malgache. De plus, il n’est pas dans l’habitude des Malgaches de fêter le « Tsinan’Alahamady ». C’était la fête nationale malgache avant la colonisation, on l’appelait « Fandroana ». D’après les traditions orales, le 1er Fandroana a été marqué à l’époque de Ralambo en Imerina (1575-1660). En tous cas, on se demande, quelle est la date exacte ? Mbolatiana R Oui, on se demande. Alors, si Mr Norbert Rakotomalala me fait l'honneur de lire ces lignes, j'aimerais bien qu'il m'explique comment il fait la correspondance entre les noms malgaches et les noms arabes des mois. Et pourquoi il mélange zodiaque et nouvelle Lune. Pour ma part, je continue à penser que tant qu'on mélangera calendrier zodiacal et calendrier luni-solaire et que tant qu'on continuera à vouloir traiter le problème du nouvel an malgache de la même manière dans tout l'île, on se demandera encore longtemps : quelle est la date exacte ? |
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| textes tirés du site http://louisg.levillage.org/C_malgache.htm | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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- Pour les juifs, c'est le moment de la création du monde, l'an 1, le 7 octobre 3760 av. J.C. selon le calendrier chrétien. - pour les chrétiens, l'an 1 commence avec le jour de l'incarnation du Christ, - pour les musulman, le calendrier déamrre le 16 juillet 622 du calendrier chrétien, avec l'Hégire, l'éxil du prophète Mahomet versMédine, - pour le chinois, le temps n'a ni commencement ni fin. Ensuite, ce calendrier ne compte pas les années en une séquence sans fin. Chaque année est nommée et se répète en séquence de 60 ans. Le cycle de 60 ans actuel a débuté le 2 février 1984. Enfin, et de ce fait, le nouvel an chinois ne tombe pas toujours à la même date (cf. www.chinatownfrance.com - publication de daweide). Et notre calendrier à nous? Il est éllaboré à partir des cycles lunaires. Chaque cycle est apparenté à un signe zodiacal (cf: www.exintrad.com ). Le nouvel an malgache appelé "Asaramanitra" varie chaque année, autour de mars, volana Alahamady. Cette célébration est la plus discrète par rapport à celle du 1er janvier grégorien.
Que nous donne la date du 26 juin 2004 en équivalences
Sony Ratsimbazafy (Extrait de VaoSary N°2) |