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La
Gazette 27/07/2006
Le
lamba: Une coutume ancestrale
Depuis la nuit des temps, les Malgaches donnent une signification particulière au port du lamba.
En effet, le " lamba " est la pièce principale du costume traditionnel malgache, il renferme toute une culture. Il est le vêtement emblématique des malgaches. Il est porté à la fois par les hommes et les femmes toute leur vie durant, et même jusqu’au- delà.
Pour les hommes, le " lamba " était fait en soie grège de couleur sombre avec des lignes brunes ou blanches.
Chez les femmes, il est de couleur blanche, porté sur les épaules avec un pan rejeté en arrière, " l'asampikavanana " côté droit en cas de "fisaonana " c'est-à-dire en signe de deuil, " l'asampikavia" côté gauche en temps normal. Dans les régions côtières, les « lamba » ou " lambahoany " plus précisément est une pièce de coton rectangulaire, très colorée que les femmes nouent sous les aisselles ou à la taille ou autour de la tête.
Les Malgaches ne se séparent jamais de leur "lamba." On s'en drape le jour, on s'en couvre la nuit, on s'en ceint la taille pour danser et on en est enveloppé après la mort. Le lamba n'est pas seulement un symbole de dignité mais encore d'amour. Lors des " vodiondry " ou fiançailles, les promis procèdent à un échange de lamba. C'est à ce moment que l'assistance prononce le vœu de bonheur pour que leur amour dure aussi longtemps que la vie.
Le "lamba" est un des attributs de la culture malgache que les touristes vazaha adoptent facilement. Il en existe plusieurs sortes.
-le « lamba arindrano » : c'est le vêtement de cérémonie des nobles, des riches ou des vieillards. Actuellement, le « lamba arindrano » est surtout porté par les « mpikabary ». C’est devenu en quelque sorte, un « lamba » que l’on sort pour les grandes occasions.
-le « lamba telo soratra » : formé de trois bandes de couleurs différentes.
-le « lambamena » : c'est le linceul.
-le « jabo-landy » : c'est de la soie mélangée avec de la raphia. Quelques stylistes, dont « Hagamainty », n’ont pas hésité à travailler dessus.
-« l'arindrano landihazo » : c'est de la soie mélangée avec du coton. Il est généralement utilisé par les dames car il est assez souple.
-le « lambahoany » : c'est le paréo de coton imprimé que les femmes des régions côtières nouent sous les aisselles ou à la taille. Mais dans d’autres régions, les hommes l’utilisent aussi comme cache pantalon.
-le « salaka» : pagne en soie passé autour des reins et entre les jambes. Ceci servait de sous vêtement pour les hommes.
Matières
Le coton est une matière première assez récente pour les Malgaches. par contre, nos ancêtres ont depuis fort bien longtemps travaillé la soie brute. Ils ne savaient pas encore à cette époque que cette soie deviendra à nos jours, un produit de luxe que tout le monde ne peut pas s’offrir.
La particularité du textile malgache est son extraordinaire adaptation au contexte bio végétal qui donne ainsi des vêtements en raphia, en joncs, en chanvre, en fibres de bananier, en écorces d'arbre battues et tissées, en coton, en soie sauvage, en soie domestique. Il semble que rien n’ait arrêté le fabricant malgache et que les difficultés de tous ordres aient au contraire stimulé son inventivité.
Aujourd’hui encore, malgré des difficultés économiques extrêmes, le tissage perdure et aucun défunt ne quitte ses semblables convenablement sans être enveloppé de son linceul. Même si les textiles importés ont toujours eu une aura particulière, le lamba malgache de soie malgache est le plus apprécié et le plus adéquat. La spécificité du textile malgache est également de donner de la manière apparemment la plus simple et la plus sobre, par des rayures, des significations inépuisables. La rayure offre en effet d’innombrables possibilités, variant ses couleurs, sa largeur (parfois d’un seul fil) à l’infini.
Deux exclusivités lui sont attribuées, celle des textiles en raphia ikatés et celle des vêtements en joncs nattés. L’ikat est une technique de décor très largement répandue mais le support de raphia dans cette méthode n’est pratiqué qu’à Madagascar. Il en est de même pour les vêtements en joncs nattés qui ne trouvent que de lointains parents chez la population naga en Inde.
Soie : On peut dire qu’il existe différents types de soie à Madagascar : la soie domestique du "bombyx mori," la soie sauvage dite "Landybe" du borocera madagascariensis et la soie d’araignée,
"nephila madagascariansis."
La soie est attestée sur l’île depuis le milieu du XVIIe siècle au moins, par Flacourt (1650), puis Drury au XVIIIe siècle : «La soie est très abondante dans le pays, qu’on la récolte sur différentes espèces d’arbres et que les locaux étirent les cocons avec leurs mains tissant comme le coton, la soie qu’ils obtiennent de cette façon.» En parlant de lamba soie, notez que les lambamena coûtent actuellement entre 15 à 200 mille ariary, selon sa qualité et ses « vitrana ».
Coton : Le coton se cultuve au Centre sud et au sud-ouest de Madagascar et est appelé indifféremment selon les régions : landihazo (soie d’arbre) par les Merina; hasy, hasine, par les Antandroy; hasina, par les Bestileo...
D’après Cornélis de Houtman, la présence du coton est attestée dès le XVIe siècle au Sud-Ouest de l’île, à Saint Augustin où les princes portent des "draps" de coton rayés jusqu’aux genoux. Il est dès cette époque tissé à Madagascar.
Rafia : A Madagascar, il existe deux formes principales de vêtements en raphia tissés : les vêtements portés au cours de la vie et le vêtement mortuaire.
La chemise ou "akanjo-be" et la jupe- fourreau ou
"sembo"
"betsimisaraka," "saimbo,"
" simbo" sont les principaux vêtements de vie; le "laimasaka," linceul de raphia ikat, constituant le vêtement mortuaire pour certains.
Le jonc :
Le vêtement tressé à Madagascar est assez élaboré et diversifié pour habiller la femme, l’homme et l’enfant. Le costume féminin est constitué du tafitsihy ou jupe- fourreau, du "sikitratra" ou couvre- poitrine, de "l’anaketry" ou ceinture porte-bébé, et de l’"alotry" ou pare-soleil.
L’homme et l’enfant jouissent d’un choix plus réduit. L’homme porte le "kaboti," sorte de fourreau parfois terminé en blouse sans manches. L’enfant revêt une
réduction du "tafitsihy," adapté à sa taille.
Tribune
13/04/2005
Taom-baovao
Malagasy: «Sambasamba 2005»
Fanomezan-danja ny soatoavina nentim-paharazana
Araka ny fandinihana nataon’ny Fikambanana Jaky Mena sy ny avy amin’ny Trano Kolotoraly Malagasy, dia ny Sabotsy 8 Aprily lasa teo no Andro voalohany amin’ny Volana voalohany amin’ny Taona, amin’ny Malagasy. Andro voalohany satria tsinana ny andro. Izany hoe mifanitsy ao amin’ny antoko kintana ambonin’ny tany (bélier, Nissan, Abbib) ny volana sy ny masoandro raha jerena avy ety ambonin’ny tany. Volana voalohany Alahamady etsy andaniny. Eo amin’ny Malagasy ihany koa, dia mifanandrify amin’ny tsingerintaona nahaterahan’ny Mpanjaka telo teto Madagasikara : Ralambo, nampianatra ny vahoaka hihinana ny omby voalohany sy izay rehetra momba azy; Andriamasinavalona izay nanao ny fanajariana ny lemak’i Betsimitatatra ho azo volena vary (fefiloha), nanomboka teo Antanjonandriamasinavalona ; ary Andrianampoinimerina nanana ny tanjona lehibe indrindra fehezin’ny fitenenana toy ny hoe: ”Ny mosary no fahavaloko”, ”Ny fanahy no olona”, ”Ny vary dia Andriamanitra”, ”Izaho sy ny vary dia iray ihany.”
Rehefa tonga ny Taom-baovao, dia vokatra ny vary (vakiambiaty), resy ny mosary, voky ny ambanilanitra.Atao araka izany ny Sambasamba miaraka amin’ny vary amin-dronono tondrahan-tantely sy ny kitoza (jaka). Amin’io fotoana io, rehefa ilay miara-homana iny ny mpianakavy, dia akarina eo ambony loha ny sotro misy ny vary sy ronono ary tantely ary dia misaotra Ilay Nahary noho ny fahasoavana narotsany.
Na amin’ny fotoanan’ny santatra am-bava rano, na amin’ny fararano, na amin’ny fihinana ny vary vao ; rehefa manetsa, mijinja, mitoto : ireo fotoana rehetra ireo dia santarina amin’ny fisaorana an’Andriamanitra.
Sambasamba Andriamanitra Andriananahary: Misy heviny ny sary tsirairay
- vary : mibaribary, mazava
- tantely: tiana sy telina. Atao izay itiavan’ny olona azy.
- Ronono: milaza fahavelomana.
Randram-bolo: Mirakitra fihavanana
Ny volo mirandrana no mirakitra
fihavanana. Ny tsy misara-mianakavy sy ny
maha-iray.
Ny volo no ambony indrindra eo amin’ny tenan’olombelona, ary maneho ny toerana misy ny vehivavy
iray. Ho an’ny zaza madinika dia ny randrana antsoina ”lambomiditra” na
randra-madinika.
Manomboka eo amin’ny tovovavy, dia ny ”tanana ivoho” no iraisana. Raha vehivavy maty vady
kosa, dia bango tokana, randrana iray ao an-katoka no
entiny.
Raha misy zaza foraina ao amin’ny fianakaviana, dia mirandrana avokoa ny vehivavy ao an-trano : ”dify
sesy” na ”randra-madinika”. Mizara tsy ankasa kosa ny fitondra
azy. Marina na fotoana inona no irandranana ankoatra ny tanana
ivoho. |
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Ny lamba eo amin’ny vehivavy
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Na misampina havia na miasampina
havanana, dia tsy miova ny fitondra ny lamba, raha tsy hoe maty
vady. Amin’izay fotoana izay, dia misisika ila ny lamba satria ”maty
ila”, hoy ny filaza azy.
Raha tovovavy: manarona soroka ny lamba. Tsy mikiraro izy satria tsy mbola misy ny hividy ho
azy, ary ny elony tsy aankina amin’ny soroka fa mbola miankina amin-dray aman-dreny
izy. Ny vehivavy efa manambady no mandray kiraro ary ilay lamba teo dia somary ampidinina kely ny soroka raha vao mananika ny efapolo na dimampolo taona
izy.
Rehefa miaka-taona kosa indray, dia velarina tanteraka ny
lamba, dia midina aty amin’ny antsasa-tànana.
Raha vehivavy miasa, dia misikina hatrany sy misaron-doha. Sikina amin’ny tapany ambony ao an-trano ary amin’ny tapany ambany na sikim-balahana raha eny an-tsaha satria miondrikondrika
eny. Ny sikina dia midika tanjaka sy aina. |
Ny lamba eo amin’ny lehilahy
Tsy misaraka amin’ny satroka ny
lehilahy. Ny lamba koa dia manaraka eny foana.Raha
hiasa, dia avalona roa amin’ny halavany ny lamba dia asampina eo amin’ny soroka
fotsiny. Mora apetraka ary mora raisinina. ”Mora raisina toy ny lamban’ny
mpiasa”.
Ny lehilahy miantsena kosa indray dia tsy mitondra harona. Ilay lamba nasampina amin’ny halavany eo an-tsoroka dia lava kokoa ny ao
aoriana. Iny no sarihana mankeo anoloana asiana ny entana na koa asiana vato raha sendra
olon-dratsy. Izao fitafy izao no ahitana ny lehilahy miady varotra na miresak a an-dàlana.
Mpandraharaha sa mpiresaka ambony vavahady ?
Ny mpanao daboka’andro no mpandraharaha fahagola. Azo ampitahaina amin’ny ”hommes d’affaires” izy amin’izao
fotoana. Iray ihany ny fitafy ny lamba. Asampina eo amin’ny soroka
roa, somary alatsaka kely ny ao-damosina ary dia eo amin’ny zorony roa eo anoloana no maka
bahana. Izany raha hiditra amin’ny fandraharahana é !
Lehilahy mianjaika ? Hiangona, na hamonjy lanonana na raharaham-pianakaviana ? Velarina lehibe ny lamba (2,50m na roa
vitrana), tafiana toy ireny olona mangatsiaka
ireny. Akarina ny lafiny havia sy ny lafiny
havanana. Kendrena hahazo tsara ny sisin-damba ny eo amin’ny tratra fa manome endrika
meva. |
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Farany, misy irony antso-ina hoe mpanao resaka am-bavahady, na koa ny anti-panahy. Saingy ny zazalahy mpitovo, mbola mitaditady ... vady amin’ny takariva, dia tafiditra anatin’ity endrika farany ity.Ireo no mitafy ny atao hoe ”misaloboka homana.” Lamba mivelatra be, manarona vava toy ny olona tratry ny hatsiaka. Ny mpivaro-koba no tena mendrika azy, satria sady mivarotra izy no mihinana ihany koa. Manan-tantara ny lamba ary ny sokajin’olona tsirairay no mirakitra izany. Tsy misaraka amin’ny fiainan’olombelona rahateo izy, satria itafiana raha velona ary mandrakotra raha maty.
Ny lamba rahateo no maha Malagasy ny Malagasy....
Ny lamba fitafy: Ny fivoarany
Eo amin’ny Malagasy , ny lamba no miendrika ny fanahy miafina.Ny fisehony sy ny fitondra azy no milaza ny toerana misy ny olombelona isanisany.
Ny fivoarany
Raty no fiantso ny lamba voalohany, vita tamin’ny ratin’ankondro. Nodimbiasan’ny gony (taretra), izany hoe nihatsara. Nanaraka azy ny jiafotsy na jabo (rofia). Avy eo ny landihazo (soga na masy), dia tonga ny lamba rongony. Amin’izao fotoana dia miaina anatin’ny landy biby ny Malagasy (landibe na landy fotsikely). Entina amin’ny fahavelomana izy ary itafiana raha maty.Ny lolo iaviany dia milaza mazava ny
fitsingerenam-pahavelomana.
12/04/05 - Volana & Daddy

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